mercredi 11 décembre 2013

GHOST ALICE : METAMORPHOSE D'UN EVENTAIL





J'ai attaqué la réalisation de l'escalier. Je le voulais  en colimaçon, ancien, métallique et ajouré, donc je me suis tournée logiquement vers un ce ces éventails à 3 sous que l'on trouve un peu partout...
Je me suis inspirée d'un tuto espagnol,que j'ai en grande partie modifié.
Après avoir démonté l'éventail, j'ai découpé aux fins ciseaux les parties qui m'intéressaient pour faire les marches
Les plaquettes de bois étaient tellement fines qu'il a fallu les  renforcer en les superposant et en les collant 2  par 2
Et ensuite forer un trou de 4mm de diamètre sur le côté gauche de chaque marche pour le passage de la barre centrale de l'escalier, en  le centrant bien .
J'ai employé un foret de 3mm, puis doucement  achevé à la lime ronde à main pour ne pas casser mes éléments  d'escalier bien fragiles...


Les contre marches ont été ensuite dessinées puis coupées en MDF 1,5mm d'épaisseur
Décorées de 2 mini rosaces et d'une fine cordelette dorée, je les ai collées sous chaque marche
Le côté droit de chaque marche a été découpé dans une  autre partie de mon éventail puis fixé à sa place


Vérification...(la barre centrale est une pique à brochette)
 Toutes mes marches sont prêtes


Construction de mon escalier :
Mise en peinture et vérification de la courbure pour la  rampe
J'ai employé une bombe de peinture gris anthracite à effet granité

Ici on voit bien l'effet que cela donne. Je suis ravie!
Mais ma joie ne dure pas très longtemps, car là ont  vraiment commencé mes déboires : Après avoir reporté sur une planche les mesures de la rampe et des barreaux, j'y ai collé provisoirement  avec du scotch double face une barre et des barreaux d'aluminium afin de les souder...
Naïve et stupide que j'étais!!! je pensais pouvoir étamer puis souder mes barreaux, munie de mon petit fer à souder électrique et de mon fil d'étain,  (Ricane, ricane, Dominique!!!) mais évidemment, mes cours de physique et de chimie étaient oubliés depuis longtemps, et je n'avais plus souvenance que l'aluminium ne pouvait pas se souder à l'étain! 
Une heure et 15 cm de fil d'étain fondu  en pure perte plus tard,  je suis allée me lamenter chez mon voisin bricoleur, qui m'a rappelé goguenard que pour souder à l'étain, c'était du cuivre qu'il fallait comme matériau de base! 
J'ai donc dénudé quelques longueurs de cable électrique pour recommencer mon petit bricolage...
et là, oui, mes soudures se sont faites, mais  le résultat était très lourd, au propre comme au figuré, car ma rampe d'escalier pesait  plus de 180 grammes... j'avais très peur que ce poids ne brise mes fragiles lames d'escalier!
J'ai donc tout jeté à la poubelle, et créé une rampe d'escalier dont les barreaux sont de fins mais solides morceaux de bois dont j'ai coupé les extrémités en biseau.
Pour la rampe, c'est un fil de scoubidou épais qui a été utilisé, après y avoir enfilé un fil de métal


 J'ai collé chaque élément à la colle cyanolite.
L'extrémité  inférieure de la rampe a été repliée en arceau
Après peinture...

et application de produit à rouiller
Quelques morceaux de plastique ajouré m'ont permis de construire un palier
Alice aime beaucoup son escalier!!!
(A suivre...)

vendredi 6 décembre 2013

GHOST ALICE: LE FAUTEUIL

Le chat du Cheshire s'y est installé,  couvant Alice de son regard malveillant...
Au départ, je me suis servie d'un fauteuil Euromini. Je l'ai à moitié déchiqueté, sali, passé au Gesso pour le rendre aussi un peu fantômatiqe. J'ai fait sortir  des brins de crin des déchirures béantes. Il a perdu un de ses pieds, et ne tient en équilibre que par l'ajout d'un vieux livre pour le caler. 
Le coussin dans le creux du fauteuil est également déchiré, et laisse échapper sa garniture. J'ai drapé sur son dossier un plaid effiloché et un peu crado...
Le chat y prend ses aises... vous le reconnaissez sans doute? C'est Catherine qui l'a réalisé pour moi à ma demande et suivant mes instructions : Il devait vraiment faire peur et avoir un air méchant... pari réussi je trouve.

°°°
Nous sommes aujourd'hui le 6 décembre, jour de fête de Saint Nicolas pour des milliers d'enfants de nos contrées... Ne gâtons pas leur plaisir, mais ayons une pensée ou un petit geste pour les millions d'enfants pour qui  tenter de survivre au jour le jour est malheureusement la seule alternative...
(A suivre)

lundi 2 décembre 2013

GHOST ALICE... LES MURS

Ce sera une scène d'angle.
Pour les murs, j'ai également travaillé avec des doubles parois, toujours dans le but de donner une atmosphère fantômatique.
Voici la paroi de gauche
et celle du fond :
Les deux portes sont des portes dérobées. Le monde d'Alice étant un monde où l'absurdité règne en maître, les portes ne mènent qu'aux murs des doubles parois, des branches d'arbre s'invitent dans la pièce, le futur escalier donnera sur une pièce secrète... et Dieu sait ce qui pourra encore se passer dans ce salon à l'horloge!!!
Pour la réalisation de ces murs, j'ai posé comme pour le plancher des doubles parois en MDF 4 mm  peintes en  gris foncé, salies et renforcées de 5 lattes de 10mm/ 3mm d'épaisseur
Les motifs des futurs lambris ont été dessiné sur une plaque de MDF 1,5mm, puis les ouvertures ont été découpées au cutter

Certaines parties des panneaux ont été tapissées d'un mini papier à fleurs

Voici le papier que j'ai utilisé : un modèle trouvé sur le net dont j'ai retravaillé et miniaturisé le motif avec Paint Shop pro
Pour l'intérieur des lambris j'ai utilisé une technique très spéciale qui m'a été gentiment expliquée par Sylvia , une  grande artiste hollandaise.
J'ai d'abord enduit l'intérieur d'un lambris avec du Gesso étalé à la spatule
Ensuite  j'ai appliqué directement par dessus un morceau de papier de soie chiffonné d'une surface légèrement plus grande que celle à recouvrir , en  prenant garde de couvrir exactement le gesso sans déborder.

Il faut lisser délicatement le papier de soie au pinceau sec sur le gesso, sans le déchirer, pour coucher doucement les plis. On agit de la même façon pour tous les lambris, ensuite on laisse  bien sécher quelques heures.
Lorsque tout est sec, j'ai sali les lambris d'abord  en rapant un peu de pastels noir, brun et ocre

Ensuite je les ai brossés au gros pinceau
et je les ai passés à différents "jus" acryliques. J'ai également sali de même façon le papier à tapisser
Le contour des fenêtres, portes et lambris a été confectionné avec des bandes de carton fin de 6mm de larges sur lesquelles j'ai collé une seconde épaisseur de cartonnette de 2mm de large. Pour les arrondis, j'ai évidemment calqué ceux de mes murs pour en recopier le dessin sur la cartonnette.



 
à suivre...

mardi 26 novembre 2013

GHOST ALICE IN WONDERLAND Le début...


Je viens de commencer cette nouvelle création, après avoir beaucoup réfléchi à l'aspect final que je voulais lui donner : fantômatique, évidemment, mais pas "Halloween"!...
 fantastique, mais pas "gore", dégageant un sentiment d'angoisse diffuse, mais pas représenter une scène d'horreur... 
J'adore Julien Martinez, mais je ne voulais à aucun prix "faire du Julien Martinez"...
J'ai étudié pendant des heures des photos de lieux abandonnés prises de par le monde... c'est cette impression d'abandon qui sera mon "fil rouge" tout au long de cette réalisation!
Une des caractéristiques des lieux abandonnés étant d'être délabrés, je me suis immédiatement rendu compte que je devais travailler murs et planchers avec doubles parois,  seule manière de les abîmer de manière réaliste.
Voici donc déjà le plancher de "Ghost Alice". Il mesure 25/28cm et est composé de 32 lattes de peuplier 2mm épaisseur
J'ai utilisé une base en MDF 6mm,peinte à l'acrylique gris foncé
Sur celle-ci, collées horizontalement sur leur tranche à espaces réguliers, des lattes de 8 / 3mm  teintes en chêne foncé
Chaque latte du  futur plancher a été brisée en 3 ou 4 morceaux soigneusement numérotés et teintés en chêne foncé
Chaque morceau  numéroté a été ensuite collé perpendiculairement en place pour reconstituer le plancher

Voici ce que cela donne :
Une des constantes dans l'histoire d'Alice étant  le temps, temps qui s'écoule, temps que l'on perd, j'ai eu l'idée d'imprimer  une grande horloge en  filigrane sur le plancher avant de vieillir l'ensemble
J'ai recherché plusieurs modèles de cadrans sur internet

Je les ai agrandis et imprimés sur papier de soie
J'ai recoupé le papier de soie autour du cadran, et c'est ensuite le premier modèle d'horloge que j'ai  imprimé sur mon plancher, avec la technique du serviettage!
Enfin,  je l'ai poncé, poncé, poncé... pendant un temps infini au papier de sable ultra fin (grain 240)   pour enlever toute trace du vernis de serviettage,  faire ressortir les veines du bois, puis j 'ai vieilli mon plancher à l'aide de plusieurs "jus" d'acrylique, pour obtenir l'aspect délabré et usé que je recherchais!
Voilà où j'en suis... la seule réalisation de ce plancher a nécessité une trentaine d'heures de travail...
(à suivre...)